Si nous tendons la main à celui qui en a besoin, c’est un peu comme si nous avions le pouvoir de pousser les nuages pour faire apparaître le soleil.

Jean Gastaldi

Qui sommes-nous ?

Historique

Sœur Louise Bellavance, travailleuse sociale au Centre des services sociaux de Québec, accepte la responsabilité des services auprès de la population sourde. Elle est interpelée par l’isolement et le rejet que vivent les personnes sourdes en général en raison de leur difficulté de communication. Elle ne voit qu’une issue : ouvrir un centre de jour afin que ces gens puissent se regrouper et recevoir des services adéquats selon les besoins exprimés. Elle présente un projet à sa congrégation, les Sœurs de la Charité de Québec, qui acceptent d’emblée de la soutenir dans ce projet unique au Québec.

C’est ainsi que naît, en 1979, Handi A, aujourd’hui nommé Centre Signes d’Espoir. Nombreuses sont les personnes handicapées qui ont pu bénéficier des services du Centre Signes d’Espoir. La formation qu’elles ont reçue a permis à plusieurs d’entre elles d’acquérir, à force de courage, de persévérance et de ténacité, une autonomie fonctionnelle les rendant davantage capables de réintégrer la société selon leur rythme et leurs capacités. D’autres, parmi ces usagers, ont réussi au fil des ans, à acquérir des habiletés et à faire des apprentissages leur permettant de s’adapter et d’intégrer un milieu de vie familial, un milieu adapté ou régulier de travail ou de bénéficier de différentes ressources adaptées à leurs besoins.

Les personnes sourdes qui ont bénéficié des services offerts par le Centre Signes d’Espoir, dans la plupart des cas, possédaient très peu de moyens pour se faire comprendre par leur entourage. Plusieurs étaient condamnées à l’exclusion. Les éducateurs sourds du Centre Signes d’Espoir leur ont enseigné la Langue des Signes Québécoise (LSQ). Ces mêmes cours de LSQ ont été offerts aussi aux personnes entendantes afin qu’elles puissent communiquer avec les gens sourds, dans le but d’obtenir une meilleure compréhension et un meilleur esprit de collaboration.

En 1986, une première maison d’hébergement est ouverte, l’Auberge des Sourds. Elle accueille 9 résidents sourds ayant une déficience intellectuelle. En 2002, une deuxième maison, Habitat-Sourds, accueille 8 personnes sourdes ayant des problémes de santé mentale.

En 1991, Sœur Bellavance crée l’Atelier Le Coup de Main, (aujourd’hui l’Atelier Signes d’Espoir), une entreprise adaptée qui emploie des personnes sourdes avec ou sans handicap relié.

En 1999, afin de soutenir financièrement les divers secteurs d’activités, la Fondation Signes d’Espoir est mise sur pied. Plusieurs activités sont organisées : un spectacle à l’automne, un souper homard au printemps et un encan d’œuvres d’art.